MES ALBUMS COUP DE COEUR

vendredi 10 octobre 2014

MAURICE JARRE, UN GONE A HOLLYWOOD – EMISSION DU MERCREDI 8 OCTOBRE 2014



Photo Midi-Libre
" ...... Dès le début de la projection, la musique résonne instantanément dans votre tête. C'est ce qui m'est toujours arrivé devant les images de Franju, Lean, Weir... Tous ces noms tissent des repères sans lesquels je ne serais pas ce que je suis. Chacun m'a permis de révéler quelque chose de moi-même." Maurice Jarre in  "Le Cinéma de Maurice Jarre" de Stéphane Lerouge chez Universal Musique.

"Maurice Jarre". Dans la mémoire du cinéphile, le nom rime avec David Lean, réalisateur rare, pour lequel le compositeur a écrit quelques une des plus belles pages de la musique de films parmi lesquelles Docteur Jivago, la Fille de Ryan ou la Route des Indes.

C'est oublier que Maurice Jarre, le Lyonnais, possède une carrière musicale pour le grand écran de près de 50 années.

Débutée avec Georges Franju au début des années 1950 (après un passage à la musique scénographique au T.N.P. de Jean Vilar), il a composé près de 150 scores jusqu'au début des années 2000. Ainsi que quelques chansons dont La Chanson de Lara pour Docteur Jivago ou Paris en colère (paroles de Maurice Yvain) pour Paris brûle-t-il ?

Il a côtoyé les plus grands noms du 7ème art : Hitchcock, Visconti, Schlöndorff, Weir, Eastwood. Et remporté 3 statuettes à Hollywood ainsi qu'un Ours d'Or pour l'ensemble de sa carrière au Festival de Berlin en mars 2009, peu avant sa disparition.

D'abord orchestrale et classique dans ses compositions auxquelles il associera régulièrement des instruments de musique traditionnelle, il viendra plus tard à la musique électronique (une des raisons de l'orientation musicale de son fils, Jean-Michel ?).

Cette émission se veut éclectique et bien évidemment non exhaustive. Elle fait une place plus importante à des productions moins connues que Lawrence d'Arabie.

Mes albums "coup de cœur" : Le Cercle des Poètes disparus, film de Peter Weir et Lawrence d'Arabie de David Lean.

Au cours de l'émission, vous avez pu écouter des extraits du coffret de Stéphane Lerouge dans la collection Écoutez le Cinéma chez Universal :

  • Week-end à Zuycote, film d'Henri Verneuil
  • L'Année de tous les dangers, film de Peter Weir
  • Pleine lune sur Parandor, film de Paul Mazursky
  • Witness, film de Peter Weir
  • Gorilles dans la brume,  film de Michaël Apted
  • L'Ile sur le toit du monde, film de Robert Stevenson
  • L'Echelle de Jacob, film de Adrian Lyne

Je vous recommande aussi le visionnage d'un film réalisé par Pascale Cuenot chez Prelights Films que vous pouvez trouver en DVD, et très prochainement en prêt à la Médiathèque du Mans.

La semaine prochaine, un compositeur américain de bon goût et trop discret, Michaël Giacchino.

samedi 4 octobre 2014

ANTOINE DUHAMEL - EMISSION DU 1ER OCTOBRE 2014


"Antoine Duhamel n'est pas un compositeur qui se plie au désir du cinéaste mais plutôt qui le rencontre." François Dupeyron à propos de la musique composée pour son film L'Affaire Marcorelle (2000) Extrait de l'ouvrage de Stéphane Lerouge "Conversations avec Antoine Duhamel".


Antoine Duhamel, au Festival Premiers Plans, à Angers, en 2002. - BEP/LE COURRIER DE L'OUEST
                             Voir Antoine Duhamel à l'épreuve des interviewes est un véritable plaisir ; plaisir d'une voix légèrement aigüe qui chante (avec un léger zézaiement), plaisir d'écouter les souvenirs égrenés de cinéma et des rencontres avec la fine fleur des cinéastes français auxquels se mêlent quelques étrangers (Trueba, Richardson).

                            L'œil pétille, malicieux, il rajeunit le visage barbu mangé par de grosses paires de lunettes. On lui a parfois accolé le surnom de professeur Tournesol des aventures de Tintin de Hergé. Juste retour des choses à lui qui a composé la musique du film Tintin et les oranges bleues de Philippe Condroyer. Les (très) anciens téléspectateurs se souviendront de la musique envoutante de Belphégor qui apportait un supplément de frissons à la vision du fantôme du Louvre.

                           Pour les amateurs de musiques de films, Antoine Duhamel restera le compositeur des films classiques de la Nouvelle Vague au côté des compositeurs  Pierre Jansen, Georges Delerue ; des Godard, Truffaut, Pollet…. Sans oublier ses collaborations enchanteresses avec Tavernier, Leconte… Capable de composer des chansons pour Jeanne Moreau, des tangos, du Jazz, de la musique sérieuse, ainsi que des hommages à des œuvres classiques de Vivaldi, Philippe d'Orléans.

                          Une aussi longue carrière méritait bien une émission/hommage à celui qui vient de nous quitter avec discrétion pour s'embarquer sur une ballade nostalgique musicale des chevaux de Camargue. Il est parti à la veille de la grande rétrospective de la Cinémathèque Française consacrée à François Truffaut et sans avoir concrétisé une nouvelle collaboration avec son ami Bertrand Tavernier, un ami trop rare !


J'ai choisi 2 extraits d'interview ainsi que les bandes originales suivantes :

  • Tintin et les oranges bleues de Philippe Condroyer

  • Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard
  • Baisers volés de François Truffaut
  • La Sirène du Mississipi de François Truffaut
  • Que la fête commence de Bertrand Tavernier
  • La mort en direct de Bertrand Tavernier
  • Daddy Nostalgie de Bertrand Tavernier (l'album coup de coeur)
  • La Buena Vida de David Trueba
  • Ridicule de Patrice Leconte


                                  Sinon, je vous conseille la lecture de l'ouvrage d'entretiens de Stéphane Lerouge aux éditions Textuel, ainsi que l'écoute de 2 albums de compilations édités dans l'excellente collection Écoutez le  Cinéma toujours par Stéphane Lerouge.





dimanche 21 septembre 2014

LES MUSIQUES DE FILM FONT DE LA PUB ! EMISSION DU 17 SEPTEMBRE 2014



Tout d’abord, permettez-moi d’apporter un rectificatif au morceau passé en hommage à Antoine Duhamel, disparu récemment. La Ballade aux chevaux sauvages est extraite du court-métrage  Ballade en Camargue de Philippe Condroyer et non Méditerranée de Jean-Daniel Pollet comme je l’ai annoncé à l’antenne.

Par son format informatif inhabituel, le sport de pub est un exercice de création extrêmement périlleux. Le message risquant de se perdre rapidement dans le ridicule et ce n’est pas Gad Elmaleh et la banque******* qui me contrediront. Vraie-fausse bonne idée !
Image, son, visuel de la marque obéissent à des codes très précis selon la cible visée. Il n’est pas rare que des réalisateurs de renoms s’engagent dans l’aventure : Luc Besson, Ridley Scott, Sergio Leone ont marqué de leur empreinte cinématographique quelques jolis spots.
Reste la touche finale, et pas des moindres, l’accompagnement musical. Souvent le moins réfléchi lors du brainstorming, d’où le recours en catastrophe à un départementSynchronisation d’une grande maison de disque. Ces « Grandes Oreilles » des courant musicaux, éclectiques, dont les connaissances musicales vont du classique au rap le plus actuel… Par leur conseil et leur choix, ils peuvent rendre une marque facilement reconnaissable. Que serait le café Nescafé sans la Colegiala ou les collants Dim sans la musique de Lalo Schifrin arrangée par Pierre Montana.

La musique de film apparaît parfois dans les publicités, mais par leur durée, elles peuvent passer parfois inaperçues car moins connues du grand public.
Je me suis attaché à rechercher une dizaine d’entre elles et vous propose dans leur version intégrale ces extraits de bandes originales. J’ai repris en duo titre de film et marque.

·        The Fox/Dim, musique de Lalo Shifrin
·        Rocky/Pitch, chanson Eyes of the Tiger – Survivor
·        Les Chariots de feu/Mc Donald’s, musique de Vangelis
·       Le Professionnel/Royal Canin, musique de Ennio Morricone
·        Coraline/Nina Ricci, musique de Bruno Coulais
·      Jules et Jim/Vichy Celestin, chanson le Tourbillon de Serge Reznavi
·        Le Bon, la Brute et le Truand/Glaces Gervais ou Renault, musique de Ennio Morricone

·        Le Mépris/Chanel, musique de Georges Delerue
·        Les 2 sœurs/Cartier, musique de Lee Byung-Woo
·        Clérambard/Ricoré, musique de Vladimir Cosma


Sans oublier Michel Legrand, L'Affaire Thomas Crown....